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- Magazine du vin
- Infographie : les vignerons et Internet
8 mois après notre première étude sur l'utilisation d'Internet par les domaines viticoles, nous avons approfondi l'analyse auprès des 400 domaines viticoles inscrits sur le site : les domaines viticoles sont-ils en train de s'approprier les outils web et les réseaux sociaux ? Les événements vin sensibilisant les vignerons au web sont nombreux, ceux-ci les accompagnent dans cette transition qui peut leur paraitre quelque peu complexe au départ. Cet environnement favorable à leur emergence sur Internet a-t-il boosté la présence websociale des vignerons ? Panorama en France et par région :
Site en ligne et boutique ecommerce
A l'époque, 97% des domaines possédaient un blog ou un site Internet à l'effigie de leur domaine. Ils ne sont plus que 92% aujourd'hui, les anciens réfractaires à Internet semblent envisager de plus en plus l'intérêt d'être visible sur Internet.
4% disposaient en début d'année d'une boutique ecommerce avec paiement en ligne, ils sont 25% en septembre 2012. En l'espace de ces quelques mois, les vignerons semblent investir ce nouveau canal de distribution qu'est Internet.
Réseaux sociaux
S'ils étaient plus de 53 % à ne pas être présents sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou Google), ils ne sont plus que 30% à négliger leur communication sociale par une absence totale. 3% des propriétés viticoles inscrites sur le site sont tout de même totalement absentes du web, ni sur les réseaux sociaux, ni via un site Internet à leur nom.
61% des domaines sont aujourd'hui sur Facebook (37,5% en janvier 2012), dont toutefois 6% avec un profil au nom du domaine et non une fan page. Rappelons que ceux-ci devraient convertir leur profil au plus vite avant de perdre leur communauté si Facebook décide de fermer leur profil (ce qu'il fait sans notification au préalable). Les fan pages permettent également d'accéder à des outils de webmarketing avancés (statistiques, publicité, encart "j'aime" sur site Internet, etc.). Près de la moitié des fan pages (44%) ont plus de 100 "j'aime" au moment de cette étude, la plupart des pages inférieures à 100 "j'aime" sont très peu animées, et même parfois abandonnées dès leur création.
Bravo à ces 5 web-vignerons qui ont attiré plus de 1 000 fans sur leur page :
- Château Giscours : 3 535 fans (Bordelais)
- Miss Vicky Wine : 3 410 fans (Beaujolais et autres escapades)
- Château Gaby : 2 345 fans (Bordelais)
- Domaine des Remparts : 1 314 fans (Bourgogne)
- Château Tournefeuille : 1 116 fans (Bordelais)
3% des domaines inscrits sur Mon Vigneron utilisaient Twitter pour communiquer, ils sont aujourd'hui 23% à avoir un compte ! 14% d'entre eux sont même très actifs avec plus de 500 abonnés.
Les 5 web-vignerons ci-dessous, qui ont plus ou près de 1 000 abonnés à leur compte Twitter, sont également une belle source d'inspiration sur la façon de gérer son flux d'informations :
- Miss Vicky Wine : 5 029 abonnés (Beaujolais et + encore)
- O' Vineyards : 2 855 abonnés (Languedoc-Roussillon)
- Smith Haut Lafitte : 1 105 abonnés (Bordelais)
- Champagne Pétré : 1 068 abonnés (Champagne)
- Domaine Grisard : 773 abonnés (Savoie)
Google+
On parle souvent du peu de succès de la plateforme sociale de Google, mais 29% des domaines ont une page Google+ qu'ils animent régulièrement pour la plupart. Ce succès provient essentiellement des nombreuses passerelles entre les produits Google, et notamment Google Adresses et Google+, l'inscription au site étant relayée via de nombreux sites internes du géant mondial du web.
"Web-dynamisme" dans les régions viticoles
Si l'on regroupe les domaines viticoles par région (seules les plus importantes ont été comptabilisées), on remarque de nombreuses disparités concernant leur présence web-sociale.
Sans surprise, les domaines du Bordelais sont très actifs sur la toile, un grand nombre d'entre eux ont en effet une personne dédiée à la communication en interne ou font appel à des community managers d'agences. La Champagne est particulièrement présente sur Facebook et Google+, suivie par le Languedoc-Roussillon. L'Alsace, la Vallée du Rhône, la Provence et la Vallée de la Loire voient leurs domaines également très actifs sur Facebook, mais peu présents sur les autres réseaux sociaux. Les propriétés viticoles de Provence ont, pour beaucoup (38%), investi dans le développement d'une boutique en ligne. Même constat pour ceux situés en Alsace (31%).
La Bourgogne et le Sud-Ouest semblent être les régions les moins familières aux nouvelles technologies, bien que leurs domaines aient, à plus de 90%, leur propre site Internet.
Etre présent sur les réseaux sociaux, notamment au départ, exige un temps d'apprentissage important, ainsi qu'une pratique régulière et intensive. Il est en effet nécessaire d'engager au départ une dynamique et une inertie pour créer et faire croitre sa communauté : trouver son ton, utiliser le story-telling pour raconter son quotidien, ... La clé du succès sur le web est de ne pas dissocier les réseaux sociaux de ses axes de communication traditionnels, mais plutôt de les intégrer dans sa communication dès le départ.

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